DOCUMENT DE POSITION SUR LA MALADIE LETALE A NECROSE DU MAIS

by admin on juillet 18, 2016

Document de Position de l’AFSTA sur la Maladie Létale à Nécrose du Maïs (MLNM)

(Adopté électroniquement par les membres de l’AFSTA le 31 mai 2016)

L’AFSTA reconnaît que le maïs est l’une des plus importantes cultures vivrières en Afrique fournissant des revenus et des moyens de subsistance à la plupart des communautés du continent. Cependant, la production de maïs en Afrique orientale est actuellement confrontée à des effets dévastateurs dus à la recrudescence de la maladie létale de nécrose de maïs (MLND). Cette maladie a été pour la première fois au Kenya à la fin de 2011 et dans les deux ans, a été signalée en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda, au Soudan du Sud, en R.D. Congo, en Ethiopie et en culture en retard en Egypte. Depuis la première incidence au Kenya et plus tard dans d’autres régions d’Afrique orientale, la production de maïs a été sérieusement perturbée et la maladie causait des pertes pour les sociétés semencières de maïs et des impacts négatifs sur les moyens de subsistance des communautés dans les zones touchées. L’AFSTA s’inquiète de l’intensité et e la propagation rapide de la MLND en Afrique orientale et espère qu’une solution pour lutter contre ses effets négatifs soit mise en place rapidement.
La MLND est une maladie virale causée par une infection combinée de plants de maïs par le virus de marbrure chlorotiques du maïs (MCMV) et le virus de mosaïque de canne à sucre (SCMV) ou l’un des autres potyvirus du maïs. Chaque virus peut provoquer des problèmes de production mais le complexe MLN est plus dommageable qu’un seul virus. L’effet du complexe est plus qu’additif ; Il y a une synergie entre les deux virus qui se traduit par des dommages aux cultures.
Les plants de maïs infectés par la MLND montrent des marbrures chlorotiques sur les feuilles généralement à partir de la base des jeunes feuilles et s’étendent vers le haut vers l’extrémité des feuilles. Les stades avancés de la maladie MLND se manifestent par une nécrose de la marge des feuilles et progresse vers la nervure centrale, un retard de la croissance de la plante et l’éventuelle nécrose (assèchement) des feuilles et la plante entière. Les plantes qui sont affectés à leur dernier stade de croissance montrent des marbrures chlorotiques sur les feuilles et de feuilles sèches à partir du haut et montre soit la stérilité (avec aucune formation d’épis) soit une pauvre grenaison. Les infections fongiques ont été également souvent observées sur les plants atteints par la MLND et ceux gravement atteints se traduisent souvent par des épis malades et des grains de mauvaise qualité qui sont impropres à la consommation.
L’AFSTA reconnaît que pour minimiser l’impact de la MLND sur la production des semences ou des graines (rendement), les bonnes pratiques suivantes sont recommandées :
• Résistance : l’observation fréquente des champs pour voir des symptômes de virus permet une réponse plus rapide à une recrudescence et éradiquer tous les plants montrant des symptômes de MLND. Enlever les plants infectés du champ et détruire les tissus infectés. Si les plants ne sont pas enlevés du champ, le virus peut s’infiltrer dans le sol et augmenter les chances de transmission par le sol à une nouvelle plantation.
• Suivre/Contrôler les populations des insectes vecteurs : les traitements des semences avec l’insecticide peuvent fournir une certaine protection aux plantules au stade V5. L’application de l’insecticide foliaire doit commencer au V4+ si la population des vecteurs est présente. Contrôler les thrips, les insectes des plans et les pucerons.
• Réservoirs des hôtes : éliminer toutes les graminées et tous les réservoirs des hôtes de virus, y compris le plant de maïs spontané dans le champ et autour du champ de maïs. Les graminées et autres mauvaises herbes peuvent servir de réservoirs des hôtes de virus et abritent les insectes vecteurs. L’éradication des mauvaises herbes dans les parcelles et autour des parcelles peut aider à minimiser le risque d’introduction de virus. Les graminées vivaces peuvent conserver le virus dans leurs rhizomes et permettre à un virus pathogène de persister dans un terrain même après la jachère ou la rotation culturale.
• Rotation culturale : éviter de planter dans les champs où le maïs ou d’autres graminées comme le sorgho ou le mil ont été plantés précédemment à moins qu’il soit confirmé que les symptômes de virus n’ont pas observés dans ces champs.
• Jachère : les champs qui présentaient des symptômes de MLND devraient être mis en jachère pendant plusieurs mois avant la plantation de maïs ou de millet. Replanter dans les champs précédemment infectés peut entraîner la transmission par le sol à la nouvelle culture de maïs ou de millet. Les champs infectés doivent être mis en jachère ou plantés des cultures non hôtes (cultures non-graminées).
• Semence propre : Ne pas replanter les semences provenant de champs infectés par la MLND. Utiliser des semences certifiées propres venant de votre revendeur local. Les semences certifiées ont été testées pour assurer qu’elles ne contiennent pas de virus. Mêmes les semences certifiées peuvent montrer certains symptômes de virus si elles sont plantées dans le sol précédemment infectés. Dans ces cas, l’infection vient de la transmission par le sol et non à partir de semences contaminées.
L’AFSTA est prête à travailler avec toutes les parties prenantes des secteur privé et public ainsi que les partenaires de développement pour s’assurer que l’industrie semencière réduit au minimum la propagation de la MLND sur le continent et au-delà.

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